"Léna, une rencontre
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"Léna, une rencontre
Un autre triptyque a été publié par Chloé des lys (B), à compte d'éditeur en juin 2007 :


"LENA, UNE RENCONTRE"( couverture sur page d'accueil du site)
ISBN 978-2-87459-229-4

http://www.chloe.deslys@scarlet.be

http://editionschloedeslys.be/

(liste de libraires etc.)

Editions Chloé des Lys
Rue de Maulde
26 7534 BARRY (Belgique)
(commande chez CDLys via leur site : avec réductions 30% - meilleur prix
Disponible chez chapitre.com, le furet.com...
Commande à l'auteur)

 

 


Roman biographique composé de :

Un petit récit global ( nouvelle, au titre éponyme)
Léna, l'amour ( poèmes des débuts)
Léna-désamour ( journal de l'Après)

* * * * * * *

 

"LENA, UNE RENCONTRE" - Extraits

Léna, une rencontre
Un soir d'octobre, rentrant chez lui par le train, il l'entendit et dut la regarder. Il n'était pas remis d'une rupture qui s'était éternisée, dix mois plus tôt, et avait fini par le laisser déboussolé et meurtri. Les antidépresseurs lui permettaient de tenir.
Ce soir là, lisant, il prêtait une oreille distraite au babil des deux dames qui le côtoyaient dans le compartiment. Il se souvint avoir déjà vu la femme aux cheveux châtains qui lui faisait face, probablement sur le quai où chaque jour il prenait son train. Il avait alors juste remarqué une taille élancée et une certaine recherche dans l'habillement qui immédiatement l'avaient fait se sentir incapable d'intéresser une telle personne. Trop bien pour lui. Un vieux réflexe...

...Un dimanche après-midi, comme il passait devant sa maison, il vit les volets fermés. Certes elle lui avait dit que le samedi son mari et elle devaient sortir, mais leur absence le lendemain était tout à fait inhabituelle. Cela suffit à nourrir chez lui un violent accès de jalousie. Pourquoi ne lui avait-elle pas dit qu'ils pourraient ne pas rentrer. Trois fois ce jour là il rôda dans son quartier. La maison restait close.


* * * * * * *

ENSEMBLE
Au retour bien sûr, heureux et purs, cédant au désir,
Enfants,
Ils firent l'amour
Emportés, le moment important,
Les voici jetés en étonnement
Car diffus d'abord, inattendu
Puis certain, bientôt souverain, voilà que sur eux se rue
L'ardeur qui tremble
Le jouir ensemble.

 

PRIVILEGE
Le parc est calme, presque désert
Nous, le banc, ta tête sur mon épaule
Tes jambes sur mon genou
C'est l'instant plénitude.


* * * * * * *

Le journal final

Elle me fait reprendre la plume, la compagne des jours mauvais, tout comme l'avait fait l'exaltation des jours heureux ; à nouveau ce sont les premiers. Le sort s'acharne. L'équilibre à peine retrouvé est ébranlé par un décès inattendu. Rétabli assez vite, il vise la durée et quelques semaines plus tard, patatras, plus rien. Encore plus inattendu. Rien ne va plus et à nouveau plus envie de faire mon jeu.
La souffrance encore, moins brûlante que la première fois, si ce n'est par accès. L'expérience sans doute, mais aussi le désabusement. A quoi bon construire si à chaque fois ! Mais c'est la loi, tomber et repartir. Partager la tristesse avec le papier à qui l'on peut presque tout dire. Le papier est accueillant, on voudrait le remercier de son aide....

Pourquoi encore s'accabler de ses propres souvenirs ? Se durcir et aggraver les situations pour mieux supporter et presque aussitôt souffrir de s'être ainsi durci. Quelques conseils pourtant, une tentative d'aide touchante quoi qu'il en soit et puis dans tout cela - paradoxe - voir un sourire autre mais frère et bien vite la tentation de recommencer, au milieu de la douleur qui encore l'emporte....

 

* * * * * * *
 AVIS SUR CE TEXTE.

- De Queenie, du forum Parfum de livres :

léna une rencontre, colsonClaude Colson

Edition : Chloé des Lys

Année : 2007

Pays : France

 

Ce n'est pas un
récit "facile". Non que le style soit alambiqué, au contraire c'est écrit dans une certaine simplicité lucide, mais bien à cause de cette forme de redondance cyclique, sorte de spirale infernale et étouffante dans laquelle l'histoire, et le narrateur, nous entraîne. Ce n'est franchement pas un livre à lire si vous n'avez pas le moral, si vous vivez une histoire d'amour "contrariée"... Parce que ça "parle" tout ce qui se dit là-dedans, et à tous âges et pour tous sexe. Cette sorte de Passion Incontrôlable qui fait qu'on déteste l'Autre mais qu'on ne peut s'empêcher de le/la chercher du regard, même si cette vision, on le sait nous fera encore plus de mal. Je trouve qu'on sent vraiment cet état totalement obsessionnel de l'amour non partagé. On se reconnaît dans ces lignes, des comportements, des idées, des colères, des doutes. A un moment, je me serais certainement dit que "tout ça" c'était un truc d'ado (vous savez quand on est limite à vouloir serrer si fort entre ses doigts la personne aimée qu'on pourrait l'étrangler, juste parce que ce jour-là elle n'a pas daigné vous sourire un bonjour...), mais non, ce n'est pas qu'un truc d'ado.
J'ai préféré la "troisième" partie. Celle après les poèmes. Quand tout s'effondre, quand on frôle la folie. Parce que dans la première (la rencontre, justement, les moments où "tout va bien"), je l'ai trouvé trop... succinte. Une sorte de pudeur à dire les moments intimes ? Une impossibilité à décrire "profondément" le bonheur ? ça m'a un peu manqué des détails sur leur relation, des vrais moments.
Les poèmes ne m'ont pas tous autant plu, mais certains ont vraiment "fait mouche", et puis c'est vraiment très bien de retrouver en cette forme concise et poétique, tout ce qu'on lit de forme plus "classique". (A un moment je me suis dit que j'aurais peut être préféré que les poèmes soient glissés tout au long du récit, et non un peu "mis à part"... mais je ne suis pas sûre. l'effet de ce "détachement" est assez parlant).
Une lecture vraiment captivante en tout cas, mais il ne faut pas avoir peur d'un récit cyclique, qui tourne sur lui-même comme les délires monomaniaques du narrateur.
 
 

extrait : Léna, une rencontre, Claude Colson
« Hier soir est arrivé ce que j'attendais sereinement depuis longtemps. Du train et pour la première fois je t'ai vue sur le quai avec lui. Il vit à présent avec toi. Il m'a semblé que tu lui tenais la main. Mes regards se sont ensuite arrêtés au niveau des bustes. Je ne t'ai pas dévisagée. Lui encore moins. Je n'ai pas pu ; pas voulu. Même à la troisième personne j'ai du mal à cautionner par écrit son existence. Vous (mot horrible) êtes montés à l'étage du wagon où j'étais avec une amie. A la descente, foule devant la porte, nous nous sommes retrouvés côte à côte, lui juste derrière ; temps d'arrêt. Grossièrement je ne t'ai pas cédé le passage pour en aucun cas le lui céder, pour ne pas vous voir aussi. Nous nous sommes frôlés. Je ne t'ai pas regardée.»

 - J'ai lu" Lena, une rencontre " Claude Colson (*)
..Editions Chloé des Lys
ISBN: 978-2-87459-229-4
Commentaires de Martine Dillies-Snaet
http://users.skynet.be/TheDillies/



Il faisait plutôt frisquet, ce matin. J’étais seule, j’en ai profité :

'Jai allumé une flambée, me suis installée douillettement et ai achevé le livre de CLAUDE COLSON. C'est l'ambiance idéale pour lire du Colson !

Le livre est agréable de par l'originalité de sa structure d'abord : un début en roman, une suite en poésie pour terminer par un " journal ". Trois styles différents, des écrits différents aussi mais qui se recoupent en ces styles qui quoique divergents se rejoignent. Finalement c"est ça, ce livre: des arabesques, une multitude d"arabesques dessinées avec les mots et les styles, arabesques qui s"envolent vers le ciel quand la joie est au rendez-vous ou, au contraire, qui s'achèvent en petites croches descendantes quand le spleen guette l'auteur et l'emprisonne.
L'auteur réussit là un tour de force qui est celui d'allier la musique de la poésie avec le rythme tout différent qu'offrent les mots de son journal intime. Un mot retenu ici, repris là. On se surprend aux intersections.

Léna, c'est " la " rencontre.
Léna, ce livre, c'est " la " rencontre. Chaque mot est choisi et le rythme, tout à l'image de l'auteur, n'est jamais haché. La fluidité est partout. L'intimité aussi.
Claude raconte. Il n'y a aucun faux-fuyant, il raconte, analyse et raconte. On pourrait croire que la dissection est clinique mais il n'en est rien : tout est dans les sentiments. Claude met à nu et son corps et son esprit. Il nous fait partager " sa " rencontre avec Léna,
puis les moments de doute et enfin, la déception qui le conduit au chaos personnel.
On peut se demander si l'auteur a trouvé la sérénité après un tel livre ? S'il " vit " encore Léna dans sa tête ? S'il est capable, maintenant, de la rencontrer et de parler doucement, avec elle, de leurs jardins secrets.

L'auteur, par ce livre, donne envie d'aimer, donne l'envie de ces premiers moments toujours sublimes, fait naître aussi la colère et le chagrin. CLAUDE COLSON nous entraîne dans son sillage de sentiments aussi divers que sont la passion, l'attirance, la fusion, la tendresse, la souffrance, le doute, .

Tout est dans le secret des mots que, sans pudeur, il nous offre. C'est un cadeau.
J'en redemande.

m.
07/05/2009
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De Y :

Cher Claude,

J'ai lu Léna, dévoré même, à la manière de X...l'autre soir sur le canapé. Les raisons sont multiples, personnelles, mais il y en a une qui se démarque : ça se lit très bien ! Tout simplement.

Il est vrai qu'à nouveau j'ai sauté la partie centrale des poèmes, comme pour Saisons. Ce n'est pas qu'ils sont mauvais, c'est que j'y suis moins sensible. La lecture est plus ardue que pour le récit, cela demande un " effort ". Le sens est masqué, voilé, cela nécessite de l'attention. Si bien que la fluidité de la première partie invite à passer directement à la troisième, comme une continuité. Car en ce qui concerne le récit, ça coule tout seul.

Concernant ces parties 1 et 3, il est vrai qu'on lit 2 fois la même histoire. Ce n'est pas tellement dérangeant, car les points de vue sont différents. Mais certainement le mixage des deux serait plus heureux, avec un souci chronologique, car sur Saisons et Léna il y a des


redites, dans l'histoire mais aussi dans les expressions que tu emploies, ça se remarque.

Pour le prochain tu as dit que c'est sûrement le choix que tu ferais, c'est bien. Par contre mêler les poèmes, je ne suis pas pour : ce n'est tout de même pas le même rythme. Mais bon, c'est à voir.

Je ne suis pas du tout d'accord avecune certaine personne sur le forum en lien avec ton site : je ne pense pas que Léna soit un brouillon de Saisons. Bien sûr les deux livres sont semblables : construction en 3 actes, histoires proches, narrateur similaire. Bien sûr Léna mériterait sur la forme une révision : mise en page, fautes, coquilles. Mais tout de même, je trouve que Léna se lit mieux que Saisons. Le niveau de langue est toujours élevé, le style est toujours complexe, mais je trouve que " ça tombe mieux ". J'ai l'impression que le " compliqué " est mieux maîtrisé. Le choix des mots est toujours précis et méticuleux, mais ces mots ont trouvé leur ancrage dans la prose, alors que pour Saisons ils m'ont parfois semblé " bancals " (obligé de relire plusieurs fois des phrases pour bien en saisir le sens). Ainsi l'ensemble est lisse alors qu'il était plus rugueux dans Saisons, cela profite à la lecture et à la focalisation sur le sens.
Ce qui me plait beaucoup c'est l'emploi des mots. La justesse, comme on dit en impro. Je ne parle pas des mots peu courants voire rares, qui par leur emploi au bon endroit attestent de la culture et de l'intelligence de l'auteur ; je parle des mots simples employés là où on ne s'y attend pas, comme ces adjectifs qui, accolés à un nom, forment un ensemble surprenant mais très juste dans le sens : cela traduit la sensibilité littéraire de l'auteur, son talent.

Ainsi on trouve dans Léna de très belles phrases, des phrases marquantes. Plus que dans Saisons, où la complexité enlevait parfois à la fluidité.

Les critiques émises par certain(e)s sur Léna sont peut-être des critiques de " technicien". En s'intéressant juste à l'écriture, à l'émotion, moi je préfère Léna à Saisons.

Sans aucun doute il y a un style Colson, les deux livres vont de pair, mais je note une évolution positive du premier au deuxième. L'écriture est peut-être moins travaillée, mais y perd-t-on vraiment ? Je ne le pense pas. Au contraire.

Ton style a, maintenant, un peu de la justesse et de la fluidité de Gavalda, mais avec la profondeur d'Anne Godart, ce souci des mots forts. L'ensemble me fait penser à Philippe Delerm, au service d'un tout autre type d'histoire. Ce n'est pas mieux ou moins bien que ces gens, c'est autre chose, c'est du Colson.

Concernant Léna, cette histoire méritait d'être écrite. Ce livre mérite d'être lu.

Merci . Ce livre m'est précieux.

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De Boogieplayer, alias Mathieu Pasquini, fondateur des éditions InLibro Veritas, où Léna est d'abord parue en 2006 :

"Je ne remet pas en cause le fait que Léna a apporté beaucoup à ILV. Simplement je dit que ...... " (mars 2010)

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Une lectrice : 11 avril 2011 --

"Bonjour,

C'est avec plaisir que j'ai commencé votre livre . Le mot est juste et bien choisi, vous ête un professionnel du verbe." C.V.
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CE texte est dores et déjà publié en ligne sur
http://perso.orange.fr/claude.colson/


Claude Colson joignable à :
monilet@wanadoo.fr